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Des normes plus élevées, partie 3 : la solution

Après avoir lu les deux premiers articles de notre série « Normes plus exigeantes », vous savez que fumer un joint vous expose à des centaines de sous-produits chimiques sans aucun lien avec la plante elle-même. Vous savez également que Richard Rucker, PhD, et Derek Shiokari, chercheurs chez PAX Labs, ont mesuré plus de 95 % de sous-produits de combustion nocifs en moins dans l’aérosol d’un vaporisateur par rapport à la fumée d’un joint. Alors, concrètement, que faire de cette information ?
Ceci n'est pas un message d'abandon
Soyons clairs : il ne s’agit pas d’une campagne anti-tabac. Personne n’est là pour vous faire la morale sur vos habitudes ni pour vous dire que tout ce que vous avez apprécié dans le cannabis était mal. Fumer a toujours fait partie de la culture du cannabis, mais cela ne signifie pas que la culture ne peut pas évoluer.
Chaleur sans brûlure
La vaporisation des fleurs de cannabis consiste à les chauffer à une température suffisante pour libérer les cannabinoïdes et les terpènes sans combustion. Pas de flamme nue, pas de pyrolyse, pas de réactions de dégradation thermique en cascade. L'aérosol obtenu est chimiquement plus simple et beaucoup plus pur que la fumée. Vous obtenez ainsi principalement les composés recherchés, et beaucoup moins de ceux indésirables.
Nous avons demandé aux chercheurs Richard Rucker, PhD, et Derek Shiokari ce que tout cela signifiait.
Q : Cette recherche était-elle conforme aux connaissances scientifiques existantes ?
« Oui. Les résultats concordent avec les observations faites dans les études antérieures sur la fumée et avec les recherches menées dans des domaines connexes, notamment les travaux de l'industrie du tabac sur les produits à tabac chauffé. Par ailleurs, les comparaisons directes entre la vapeur et la fumée de cannabis, réalisées avec le même matériau et dans des conditions d'essai standardisées, restent relativement rares, ce qui confère à ce type d'étude une valeur particulière. »
Q : Ce type de recherche sur le cannabis a-t-il été souvent mené ?
« Pas assez souvent. De nombreuses recherches existent sur la fumée de cannabis et de tabac, mais beaucoup moins d'études comparent directement l'aérosol des vaporisateurs de cannabis à la fumée des joints dans des conditions contrôlées et identiques. C'est pourquoi cette recherche est importante, non seulement pour le développement du produit, mais aussi pour une meilleure compréhension de la réduction des risques liés au cannabis. »
Q : Pourquoi est-il important pour l'industrie du cannabis d'investir dans ce type de recherche ?
« Parce que les consommateurs méritent une meilleure information et qu'une conception responsable des produits doit reposer sur des données probantes. Si l'industrie souhaite proposer des alternatives au tabac, elle doit être disposée à étudier leur efficacité et les effets qu'elles peuvent avoir sur la réduction de la pollution. Ce type de recherche aide les entreprises à concevoir des produits plus réfléchis, à communiquer de manière plus crédible et à fournir aux consommateurs des informations plus claires sur ce qu'ils inhalent. »
Q : Pensez-vous que les consommateurs sont prêts pour cette conversation ?
« Potentiellement, oui. On observe déjà un intérêt croissant du public pour comprendre les conséquences sanitaires des habitudes quotidiennes, qu'il s'agisse d'alcool, de nicotine ou d'alimentation. Le cannabis est peut-être moins avancé dans ce processus, mais la même mentalité se dessine : les gens recherchent toujours le plaisir et le rituel, mais ils souhaitent aussi la transparence, le contrôle et une meilleure compréhension des compromis. Cela ouvre la voie à un débat plus éclairé sur la fumée et la vapeur. »
Q : Pourquoi est-ce important pour les consommateurs ?
Les consommateurs peuvent toujours choisir de fumer pour diverses raisons personnelles ou culturelles, mais ils méritent de le faire en étant mieux informés. Alors que de nombreuses personnes, toutes catégories confondues, sont de plus en plus soucieuses de leur santé et de la réduction des risques, le cannabis suivra probablement la même voie. Ce type de recherche aide les consommateurs à mieux comprendre les avantages et les inconvénients et à faire des choix plus éclairés quant à leur consommation."
Q : Quel est le principal enseignement à tirer de tout cela ?
« Le principal enseignement est que la combustion modifie la composition chimique du cannabis, augmentant ainsi considérablement l’exposition aux sous-produits nocifs. La vaporisation n’est pas simplement une question de format ou de préférence : elle peut engendrer un profil d’émissions sensiblement différent. Pour les consommateurs, cela se traduit par un choix plus éclairé. Pour l’industrie, c’est une réelle opportunité de faire progresser le débat sur la conception des produits, la transparence et la réduction des risques. »
Où allons-nous à partir de maintenant ?
Le débat autour du cannabis et de la réduction des risques ne fait que commencer, et l'industrie a tardé à l'aborder. Mais les consommateurs sont prêts, et la même curiosité qui les pousse à examiner attentivement leur consommation d'alcool ou à optimiser leur sommeil se manifeste également pour le cannabis. On souhaite profiter de ce qu'on aime, mais aussi savoir ce qu'on inhale. Ces deux aspects ne sont plus incompatibles.
Le bon cannabis mérite mieux, et la science le prouve désormais.
Pour en savoir plus, consultez pax.com/science.
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